Un étudiant qui souhaite une formation de haut niveau en dessin de caractères peut se tourner vers différents types de cursus, à choisir en fonction de critères extrêmement divers : niveau préalable requis et nature du diplôme délivré, équilibre proposé entre pratique et théorie, langue dans laquelle sont dispensés les cours ou encore coût des études et possibilités de bourses. L’héritage typographique du pays concerné n’est pas indifférent, et l’environnement scientifique et artistique offert par l’établissement joue un rôle déterminant, tout comme le profil des enseignants et leur propre positionnement dans le champ de la création et de la culture typographique contemporaines, qui fournissent des clés importantes pour comprendre l’orientation des programmes et leurs spécificités respectives.

À l’université de Reading (Royaume-Uni), le master « Typeface Design » inclut une dimension théorique importante – le travail comprend à la fois la poursuite d’un projet typographique personnel et la rédaction d’un mémoire conséquent. Une tradition forte de recherche sur l’histoire du livre, de l’imprimerie et du dessin de caractères dans cette université, qui s’appuie notamment sur la présence d’une très riche bibliothèque et d’un fonds spécialisé, contribuent à la spécificité de cette formation.

http://www.reading.ac.uk/

À La Haye (Pays-Bas), ville marquée par un glorieux passé typographique, l’Académie royale (KABK) propose un post-diplôme « Type and Media » orienté essentiellement sur la pratique. Il accueille des étudiants de niveaux typographiques variés. Durant le cursus, les étudiants peuvent s’initier à la calligraphie comme à la gravure sur pierre, et les outils numériques y font l’objet d’une attention toute particulière.

http://www.kabk.nl/

L’École cantonnale d’art de Lausanne (Ecal, Suisse) inaugure en 2009 un master « Art Direction » dont l’une des deux branches (l’autre étant la photographie) concerne le « Type Design ». Dans la continuité de ce que propose déjà l’Ecal dans ce domaine (le dessin de caractères constitue un point fort de l’enseignement de l’école en design graphique), le master apporte des enseignements tant pratiques que théoriques, et s’attache particulièrement aux « formes émergentes » du design éditorial et aux médias interactifs.

http://www.ecal.ch/ puis « Masters » puis « Art direction »

En France, le diplôme supérieur d’arts appliqués (DSAA) « Création typographique » de l’école Estienne (École supérieure des arts et industries graphiques) poursuit depuis 1992 une formation très spécialisée accessible aux titulaires d’un BTS ou d’un diplôme équivalent. Celle-ci bénéficie d’un ancrage fort de l’établissement dans la tradition des métiers de l’imprimerie, dont témoigne notamment la collection exceptionnelle détenue par la bibliothèque.

http://www.ecole-estienne.fr/ puis « Étudier à Estienne »

Le post-diplôme de l’École nationale des arts décoratifs (Ensad), « Typo-typographie », créé en 2008 au sein du cycle supérieur de recherche, création et innovation (Ensadlab), est centré sur un projet unique, auquel contribuent collectivement les étudiants inscrits dans l’équipe. Le programme combine recherche historique et création de caractères originaux. Il invite à mettre en relation formes alphabétiques anciennes et contemporaines, en interrogeant notamment leur fonction dans la communication des institutions.

http://www.ensad.fr/ puis, à la lettre R, « Recherche »

L’École d’art et de design d’Amiens (Esad) intègre progressivement une part dévolue au dessin de caractères et à la recherche typographique dans le post-diplôme « Systèmes graphiques et typographiques » qu’elle propose depuis 2006.